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Dans les coulisses du Surfer Repair Center de Bourbon Congo

Garantir la disponibilité et la fiabilité des Crewboats nécessite une organisation rigoureuse, des expertises techniques variées et un fort esprit d’équipe. À Pointe-Noire, Anthony Lautard, SRC Manager, nous fait découvrir son métier, le fonctionnement du Surfer Repair Center et les compétences mobilisées chaque jour pour assurer la maintenance des navires. 
 

Peux-tu te présenter ? 

Anthony Lautard : J’ai 43 ans et un parcours dans la gestion de projets techniques navals, de centres de profit et de chantiers navals. J’ai rejoint BOURBON en juillet 2024 comme contremaître chantier, avant de devenir SRC Manager en avril 2025. Je suis aujourd’hui basé à Pointe-Noire. 
 

Quels navires sont entretenus sur le SRC du Congo ? 

AL : Nous assurons la maintenance des Crewboats de 18 à 27 mètres, avec différentes activités : arrêts techniques annuels, maintenance préventive et interventions rapides en cas de panne ou d’avarie. 
 

À quoi ressemble le quotidien sur le SRC ? 

AL : Nous pouvons accueillir jusqu’à cinq Surfers simultanément sur la dalle, ainsi que plusieurs navires sur notre ponton de 50 mètres. L’équipe SRC compte 34 collaborateurs, tous congolais, avec des mécaniciens, électriciens, électroniciens et soudeurs. Nous disposons également d’un atelier de reconditionnement et d’un magasin de pièces détachées. Les arrêts techniques durent généralement entre 22 et 30 jours, tandis que les interventions sur panne peuvent aller de quelques dizaines de minutes à plusieurs jours selon la nature du problème. 
 

Comment la sécurité est-elle intégrée au quotidien ? 

AL : La sécurité est un sujet central. Chaque matin, nous organisons un Tool Box Talk, complété par un safety meeting hebdomadaire et des exercices mensuels : incendie, évacuation, prise en charge d’un blessé… Mais surtout, nous impliquons les équipes. Le lundi, chacun peut faire remonter ses idées et ses observations. La sécurité ne repose pas uniquement sur des consignes : elle se construit avec le terrain. Aujourd’hui, nous comptons deux ans sans accident ni incident, ce qui est une grande fierté pour toute l’équipe. 
 

Comment développez-vous les compétences des équipes ? 

AL : Nos équipes disposent déjà d’une forte expérience, avec pour beaucoup entre 15 et 25 ans d’ancienneté. Nous privilégions donc des formations ciblées pour compléter leurs compétences, notamment la certification de certains profils comme les soudeurs auprès de Bureau Veritas. Nous travaillons également sur la formation à la manutention afin de créer une équipe dédiée aux opérations au palan à bord des Surfers. La montée en compétences passe aussi beaucoup par la transmission et la formation interne. 
 

Quelles actions sont menées sur le plan environnemental ? 

AL : Nous avons mis en place le tri sélectif sur la base. Les déchets sensibles, comme les huiles usagées et les batteries, sont collectés par des sociétés spécialisées et agréées. Plus largement, les déchets dangereux et les hydrocarbures sont systématiquement évacués et traités selon les normes en vigueur. 
 

Qu’est-ce qui t’a le plus marqué depuis ton arrivée ? 

AL : À mon arrivée, le SRC était en pleine restructuration. En un an, nous avons réussi à reprendre le contrôle de la base, à réorganiser les activités et à remotiver les équipes. Aujourd’hui, tout le monde est engagé et les résultats sont au rendez-vous. 

En 2025, le taux de disponibilité technique de la flotte a atteint 94 %, avec un pic de 99 % en décembre, un niveau qui n’avait pas été atteint depuis plusieurs années. 

Cette réussite est avant tout collective. Notre ambition est claire : faire du SRC BOURBON Congo un centre de référence, capable de partager ses méthodes et de contribuer à l’amélioration de l’ensemble des SRC. Nous sommes aujourd’hui clairement sur la bonne trajectoire.

Interview