Reprise significative de l'activité : +18,8%
Forte hausse (+19,3% en séquentiel) de l'EBITDA à 142,1 millions d'euros
Résultat Net part du groupe négatif de 21,4 millions d'euros, du fait de l'évolution du dollar générant 30,5 millions d'euros de charges financières nettes

Paris, le 31 août 2011

« Nous sommes arrivés à la fin d'un cycle défavorable qui dure depuis fin 2008 et le marché des navires offshore modernes est en train de se retourner. BOURBON aborde ce nouveau virage en première ligne grâce à une flotte moderne à forte productivité et à un réseau développé mondialement. Le résultat opérationnel de BOURBON progresse sur le semestre de 19,9% par rapport au premier semestre de l'année précédente et de 145% par rapport au semestre précédent. Le résultat net est, pour sa part, affecté par la forte baisse du dollar (−11 cents) sur le semestre. Les taux d'utilisation des navires modernes de l'industrie augmentent progressivement, préalablement à l'amélioration des tarifs que nous attendons dès la fin 2011 et en 2012 » déclare Christian Lefèvre, Directeur Général de BOURBON.
« Dans ce contexte de reprise, qui commence à se refléter dans les chiffres opérationnels, BOURBON poursuit activement la mise en œuvre de son plan stratégique BOURBON Leadership 2015 ».

Retrouvez l'intégralité de la conférence en vidéo

Introduction (durée totale : 1min)

M. Christian Lefèvre, Directeur Général

Résultats Financiers (durée totale : 18 min)

M. Laurent Renard, Directeur Général délégué - Finance & Administration

Bilan opérationnel (durée totale : 20 min)

M. Gaël Bodénès, Directeur Général délégué - Opérations

Stratégie & Perspectives (durée totale : 10 min)

M. Christian Lefèvre, Directeur Général

Questions & Réponses (durée totale : 20 min)

Transcription de l’intégralité de la conférence

Christian LEFEVRE

Je pense que vous êtes tous bien installés. Je vous remercie de vous être déplacés pour cette présentation des résultats du 1er trimestre 2011. En introduction et comme vous le savez, la sécurité est la priorité de BOURBON et, comme dans toutes nos réunions, nous démarrerons par un « safety moment » et je voudrais ici vous présenter les trois issues de secours de cette salle, les deux entrées principales et l’entrée sur la gauche et ensuite vous dire qu’il y a un point de rendez-vous qui se trouve rue Quentin Bochart. Je vais maintenant passer la parole à Laurent RENARD qui va vous présenter les résultats financiers et Gaël BODENES vous présentera l’activité du premier semestre 2011 et je reviendrai vous présenter les perspectives pour le semestre prochain et l’année 2012.

 

Laurent RENARD

Merci Christian. Bonjour Mesdames, bonjour Messieurs. Deux événements ont marqué les résultats financiers du premier semestre. Le premier, c’est la reprise de l’activité qui entraîne une forte progression de nos résultats opérationnels. Et d’autre part, la forte détérioration du dollar a conduit à un résultat net négatif.

 

Commençons par regarder l’environnement dans lequel ces activités se sont déroulées. Le prix du baril est élevé, à 111 dollars, il s’agit du Brent et vous voyez que, et vous le savez, d’année en année, la moyenne augmente, le monde a besoin de pétrole, les pétroliers ont besoin de renouveler leurs réserves, tout ça est très porteur pour BOURBON. L’autre côté du graph est moins sympathique pour BOURBON, puisque vous voyez aussi que, en moyenne, sur le semestre par rapport au semestre précédent, le dollar a perdu 8 cents.

 

Alors, un résultat fort au niveau du résultat opérationnel. Fort, vous le voyez et si l’on regarde en séquentiel le résultat opérationnel, premier semestre 2010, 36 millions, deuxième semestre 2010, un peu moins de 18 millions et 43 millions au premier semestre 2011. Une augmentation d’une année sur l’autre de 19,9 %. Et bien sûr, cela commence par la première ligne, le chiffre d’affaires qui est en hausse de 19 %, c’est essentiellement l’offshore continental et le subsea, comme on le verra plus tard et puis une augmentation sensible, 16,6 %, de l’excédent brut d’exploitation, à 142 millions d’euros. Si vous regardez maintenant la rentabilité mesurée par l’Ebitda sur les capitaux employés, hors acomptes, vous voyez que, après un point bas à la fin de l’année 2010, nous revenons dans les mêmes zones que ce que nous connaissions au premier semestre de l’année 2010.

 

Mais je vous le disais, il n’y a pas que le résultat opérationnel, il y a également le résultat financier, donc une charge nette d’un peu moins de 63 millions qui nous amène à un résultat net de moins 26 millions et un résultat net part du groupe de moins 21,4 millions d’euros. Alors ce résultat financier, de quoi est-il composé ? Il est composé, d’une part, du coût de l’endettement, vous voyez que, en séquentiel, on a un alourdissement du coût de l’endettement, c’est la conséquence de l’augmentation de l’endettement moyen et puis, il y a les autres charges et produits financiers. Et vous voyez que l’on est passé d’un profit d’un peu moins de 32 millions à une charge d’un peu moins de 10 millions et, ce semestre çi, une charge d’un peu moins de 33 millions. Nous allons y revenir, une bonne partie de cette charge de 32,6 millions, provient de différences de change, latentes ou réalisées, comme nous allons le voir dans un instant. Si l’on descend le compte de résultats, le résultat net des activités abandonnées, elles ont été abandonnées ces activités, et il n’est pas étonnant qu’il n’y ait plus de résultat net de ces activités. Nous avions constaté 21 millions l’année dernière, au premier semestre, il s’agissait des activités du vrac d’une part, et de l’activité du sucre au Viêt-Nam. Un résultat net part du groupe négatif de 21,4 millions. Alors revenons sur la composition de ce résultat financier et regardons la partie différence de change. Et avant de regarder les chiffres, deux mots d’explication du mécanisme lui-même. Le résultat financier est impacté de deux façons par les variations des parités des monnaies. D’une part, il est impacté au niveau des flux, en devises, et d’autre part, il est impacté par la valorisation et la variation de la valorisation mark to market des postes du bilan en devises. Prenons l’exemple des comptes clients. Du côté des flux, nous avons encaissé, au cours du semestre, donc à un taux moyen du dollar de 1,40, les créances qui avaient été facturées auparavant, en moyenne, trois mois plus tôt. En moyenne, le taux de facturation avait été de 1,34 dollar. Il y a donc un écart entre le dollar d’encaissement et le dollar de facturation, en l’occurrence 6 cents et cela s’est traduit, dans notre résultat financier, par une perte qui a été effectivement réalisée, de 6 cents sur les encaissements de la période. Maintenant, ce n’est pas toute l’histoire. Le reste de l’histoire, c’est que nous avons continué à facturer sur le deuxième trimestre 2011 et que les clients ne nous avaient pas tout payé au 30 juin. Sur ces créances non encore encaissées, que nous avons facturées, en moyenne au cours du deuxième trimestre à un taux de dollar de 1,43, la règle comptable veut que, au 30 juin, nous valorisions en mark to market ces créances non encore encaissées au taux du jour du 30 juin, en l’occurrence, 1,45. Nous avons donc là une perte, mais qui n’est que virtuelle à cet instant-là, une perte latente, qui représente la différence entre le 1,45 du mark to market au 30 juin et le 1,43 du taux de facturation de la période. Évidemment, nous avons appliqué les mêmes règles comptables au 31 décembre 2010. Ce coup-çi, nous n’avions pas une perte latente, nous avions un profit latent de 2 cents sur l’ensemble des créances qui n’avaient pas encore été encaissées au 31 décembre 2010. Nous avons bien évidemment annulé ce profit latent dès les premiers jours de l’exercice 2011. Et le résultat financier est impacté, à la fois, par le mark to market au 30 juin et par l’annulation du mark to market au 1er janvier. Il se trouve que ce semestre, c’est la double peine. Si l’on regarde maintenant les chiffres et si l’on regarde le tableau de gauche, vous voyez ici les différences de change, telles qu’elles se sont inscrites dans nos comptes de résultats financiers au cours des cinq derniers semestres. Vous avez en violet les profits ou les pertes latentes et vous avez en orange les profits et les pertes réalisées, suivant la formule que je vous expliquais tout à l’heure, des flux et du mark to market. Alors que peut-on dire de cette revue de ce qui se passe sur cinq semestres ? Vous voyez que parfois le latent et le réel sont opposés, parfois ils sont de même sens, parfois ils ont une valeur absolue limitée, parfois, ils ont une valeur absolue importante. Est-ce que c’est grave ? Regardons un petit peu maintenant et concentrons-nous sur les seules différences de change réalisées ce coup-çi, que s’est-il passé ? Évidemment, vous retrouvez à peu près les mêmes chiffres, heureusement, mais en cumul sur les cinq derniers semestres, au total, nous avons enregistré sur ces cinq semestres, une perte réelle de 21 millions d’euros. Et si l’on rapporte cela au cash des opérations générées sur ces cinq semestres, cela représente 4 %. Un résultat financier lourd et une perte résultat net part du groupe de 21 millions 4. Comment passe-t-on d’une perte du deuxième semestre 2010 de 1,8, à une perte de 21,4 ? Premier élément, et vous l’avez vu tout à l’heure, le résultat opérationnel et l’Ebitda sont en croissance nette : 23 millions. À contrario, nous n’avons plus les résultats nets des activités cédées, un peu moins de 21 millions qui ont disparu. Au passage, un peu moins de 6 millions de pertes de change réalisées, comptabilisées dans le résultat financier et 17 millions de pertes latentes qui vont se réaliser ou pas, en fonction de ce qu’il va se passer après le 30 juin. Au total, un résultat net négatif de 21 millions.

 

Résultat opérationnel en forte progression et tout d’abord un chiffre d’affaires en forte progression. Je vous rappelle que 2011 est la première année du plan BOURBON 2015 et que notre objectif, au cours de ce plan BOURBON 2015, c’est une croissance de 17 % par an. Sur ce premier semestre, vous avez dans le haut du tableau la comparaison avec le premier semestre de l’année 2010 et dans le bas du tableau, la comparaison avec le deuxième semestre 2010. Vous voyez que par rapport à notre objectif de croissance annuelle de 17 %, nous sommes au rendez-vous avec 19,7 %. À la fois du côté du subsea et là c’est une histoire de croissance de la flotte mais aussi une croissance du taux d’utilisation et puis aussi une très belle croissance de la marine. Là encore, croissance du taux d’utilisation, croissance de la flotte.

 

Si l’on regarde avec un petit peu plus de perspective maintenant, mais dans le rétroviseur, que constate-t-on ? Vous avez ici la courbe de l’Ebitda sur chiffre d’affaires et ici la courbe de l’Ebit sur chiffre d’affaires et ici la courbe de l’Ebitda sur « l’average capital employed », hors acomptes. Et vous voyez que les trois courbes vous racontent la même histoire, nous avons, à travers les changements de conjoncture sur notre marché, connu une baisse nous pensons avoir atteint le bas à fin 2010 et l’on vous disait, derrière, cela devrait remonter. Et c’est ce que l’on constate sur ces trois lignes.

 

Regardons maintenant l’activité marine de service, bien sûr nous continuons l’investissement et la croissance régulière de la flotte, nous améliorons toujours nos taux d’utilisation et cela se traduit par une augmentation de notre chiffre d’affaires de 19,3 % sur la période. L’excédent brut d’exploitation croît de 4,8 % et nous n’avons pas encore tout à fait récupéré la rentabilité que nous connaissions au premier semestre. La marine de service, vous le savez, est composée de trois segments, le segment de l’offshore profond, le segment de l’offshore continental et le segment des crew boats. Et là, les histoires, c’est variation sur un thème, mais il y a des variations d’un segment à l’autre, comme nous allons le voir.

 

Commençons par l’offshore profond. Je vous rappelle que nous avions décidé de lever un peu le pied en matière de rythme d’investissement dans ce segment, dont nous redoutions une surcapacité temporaire, nous n’avons donc pas pris livraison de nombreux bateaux sur la période. En fait nous n’avons pris livraison que d’un seul bateau. Et, par ailleurs, nous avons eu ce semestre, un nombre important d’arrêts techniques programmés et une légère baisse du taux d’utilisation du fait du marché, notamment en Mer du Nord, comme Gaël vous l’expliquera un peu plus tard. Au grand total, un chiffre d’affaires en légère diminution, moins 3 % et un Ebitda en diminution, à 48,8 millions.

 

L’offshore continental, là, c’est la vraie success story du semestre. Entré en flotte massive des BOURBON LIBERTY, 18 navires d’une année sur l’autre, succès commercial clair, il n’y a qu’à comparer nos taux d’utilisation avec ceux de la concurrence sur ce marché, meilleure utilisation au Brésil, je rappelle que nous avions eu des soucis administratifs au cours du deuxième semestre 2010, un taux d’utilisation qui a augmenté de 13,5 points, en séquentiel et bien évidemment derrière, une amélioration de la rentabilité à 28,4 millions et un ratio Ebitda sur chiffre d’affaires de 25,1, qui est supérieur à ce que nous avions connu au premier semestre de l’année 2010.

 

Les crew boats, une autre histoire, une croissance importante de la flotte, 27 navires sur 12 mois, une croissance du taux d’utilisation : 3,5 points. En conséquence un chiffre d’affaires à 113,6 millions qui augmente de 19,8 %, mais des coûts un peu plus importants suite, entre autres, à une campagne de remotorisation de nos « Surfers ». Un Ebitda à 22,6 millions qui est à peu près du même ordre que celui que nous connaissions l’année précédente.

 

L’activité Subsea maintenant. À nouveau une très belle histoire pour l’activité Subsea. Une entrée en flotte de deux gros navires, un excellent taux d’utilisation à 94,2 %, c’est à dire une augmentation, à partir d’un niveau qui était déjà satisfaisant, de 8,8 points et une rentabilité, mesurée par l’Ebitda sur les capitaux employés, ici, à 16,3 %, significativement supérieure à ce que nous connaissions l’année précédente. Une très belle histoire ce semestre, pour le Subsea.

 

Tournons-nous maintenant vers le bilan, les capitaux employés. Vous constatez que les capitaux employés, d’une période sur l’autre, sont quasiment stables. C’est la conséquence, vous voyez la flotte en construction évolue peu, je vous rappelle que dans le cadre de BOURBON 2015, nous avons modifié le profil de paiement aux chantiers et que ceci a un impact sur le niveau de nos capitaux employés, puisque désormais, nous n’aurons payé que 25 % du bateau au moment de la construction, alors que préalablement nous payions 75 % en cours de construction. Les dépenses d’investissement sont maîtrisées, au 30 juin, 37 % du capex BOURBON 2015 n’étaient pas encore engagés et vous avez constaté que, sur la première slide, le cash-out du semestre a été sensiblement inférieur à 175 millions d’euros, sensiblement inférieur aux deux semestres précédents, 318 millions au deuxième semestre 2010, 341 millions au premier semestre 2010. L’endettement net augmente, il passe de 1 milliard 765 millions d’euros à 1 milliard 900. Nous avons bénéficié de cessions, je vous rappelle que nous n’avions pas liquidé totalement la vente des vraquiers à GENCO, nous avons livré deux bateaux de plus en début d’année et nous avons également terminé la vente de nos titres Gulfmark, ce sont les 49 millions de cessions que vous voyez apparaître. Les opérations ont généré 64 millions de cash, le dividende payé en juin a représenté une sortie de cash de 53 millions et nos investissements à 175 millions, ce qui nous amène à un endettement de 1 milliard 900 millions. La dette nette opérationnelle maintenant : 1 milliard 900 millions de dette nette, 726 millions, comme vous l’avez déjà vu, d’acomptes sur bateaux en cours de construction et donc un endettement net sur la flotte qui génère de l’Ebitda qui est déjà en opération de 1 milliard 175 millions d’euros.

 

Au final, que pouvons-nous retenir de ces résultats ?

 

  1. une progression des résultats opérationnels significative,
  2. un résultat net impacté par la variation du dollar,
  3. une amélioration de nos cash-out en matière d’investissement qui va se révéler positif sur nos cash-flow dans les temps à venir.

 

Mesdames et Messieurs, je vous remercie, je passe maintenant la parole à Gaël, qui va vous parler des points forts de notre activité sur ce semestre.

 

Gaël BODENES

Merci Laurent. Mesdames et Messieurs, bonjour. Comme vous allez le voir, l’activité repart et favorise en premier lieu les flottes modernes comme celles de BOURBON. Je vais vous présenter dans un premier temps les points clés de l’activité du semestre, ensuite une analyse par segments de nos résultats opérationnels et finalement conclure par les perspectives de marchés telles que nous les voyons.

 

Première partie : les éléments de notre activité.

 

La sécurité tout d’abord. Nos résultats sont en ligne avec nos objectifs, nous avons travaillé 18,3 millions d’heures sur ce semestre et nos résultats se sont nettement améliorés au deuxième trimestre, pour atteindre un ratio de 0,71 incidents enregistrés par million d’heures travaillées. Nous venons d’ailleurs de recevoir les félicitations d’EXXON en Angola, car nos navires sur le Bloc 15 ont réalisé plus de 1000 jours d’opérations sans aucun incident. Si nous regardons l’évolution de nos effectifs, ils sont en ligne avec la croissance du groupe et le nombre de navires que nous avons livrés. Nous avons embauché 610 nouveaux collaborateurs sur le semestre, soit 3 à 4 personnes par jour calendaire sur le semestre. Le point à souligner est l’accélération de notre effort de formation, en ligne avec notre stratégie BOURBON 2015, nous avons progressé de plus de 100 % par rapport au premier semestre l’année dernière. Vous avez une photo d’un simulateur de Surfers que nous avons mis en opération en Indonésie afin de répondre aux exigences de nos clients.

 

En parlant de nos clients, trois points sont à souligner sur l’évolution de notre portefeuille. La progression du chiffre d’affaire avec la Major EXXON qui passe de 8 à 10 % dans un premier temps. Ensuite, l’augmentation aussi du chiffre d’affaires auprès de la société nationale PETROBRAS qui, là aussi, passe de 5 à 7 %, principalement liée au contrat Brésil de nos Liberty que nous avons mis en opération en fin d’année dernière. Troisième point remarquable, c’est l’augmentation de l’activité auprès du contracteur SAIPEM. En effet, nous avons eu un succès commercial de nos Liberty dans l’offshore continental où nous opérons plus d’une dizaine de navires pour SAIPEM sur ce semestre en opérations de maintenance au Nigeria. Sur ce semestre, nous avons eu aussi un nouveau client, la société CGG VERITAS, nous avons signé un contrat de cinq ans pour six navires d’assistance aux opérations sismiques, ces navires seront construits spécifiquement aux chantiers GRANDWELD à Dubaï et seront livrés à partir de fin 2012.

 

Notre flotte moderne continue de croître, nous avons pris livraison de 21 navires ce semestre, 1 navire en offshore profond, 8 en offshore continental et 12 navires crewboat. Vous avez, sur la droite, en haut, la photo du premier Bourbon Evolution qui a été livré aux chantiers SINOPACIFIC et qui est actuellement en route pour l’Angola. Plus bas, vous avez une photo du dernier né des navires crew boat, le Surfer 14000, c’est la nouvelle génération de nos Surfer 140, avec une amélioration du confort des passagers et une amélioration de la consommation en carburant de ce navire, tel que demandé par nos clients. Si l’on regarde le positionnement de notre flotte au 30 juin, deux évolutions principales en ligne avec notre objectif commercial et notre vision du marché, plus 8 navires en Afrique de l’Ouest, soit 298 navires en opération, plus 8 navires en Asie du sud-Est, la flotte passe de 25 à 33 navires, sinon au Moyen-Orient, en Mer du Nord et sur le continent américain, nos flottes en opération restent stables. Nous avons dorénavant 423 navires en opération, 115 en construction pour un total de 538 navires. Comme vous le savez, la caractéristique principale de notre flotte, c’est sa modernité avec 5,6 années de moyenne d’âge. Je vous rappelle que lorsque nous aurons engagé la totalité du plan BOURBON 2015, nous aurons environ 600 navires en opération. Quelques exemples de développement commercial sur l’activité marine de services tout d’abord. Le segment des PSV en offshore profond a été très dynamique avec une forte augmentation des taux d’utilisation et des tarifs journaliers. Nous avons placé en Mer du Nord à titre d’exemple un PSV auprès de la société STATOIL, 2 en Angola auprès de la société BP, 4 à Sakhaline en Asie auprès de la société GAZFLOT, une filiale de GAZPROM. Un contrat intéressant à noter, c’est l’AHTS pour PEMEX au Mexique. Suite à l’incident Macomdo, PEMEX souhaitait se doter d’un navire « stand-by » avec les capacités anti-pollution, nous avons donc modifié en spéculation un de nos AHTS et nous avons gagné un contrat long terme pour cette société. Autre contrat intéressant, c’est en Thaïlande avec la société CHEVRON qui souhaitait vérifier la réalité des économies de la propulsion diesel électrique en carburant, nous avons fait un essai en grandeur nature pendant une période de 6 mois et ces essais se sont révélés concluants puisque nous sommes actuellement en négociations pour des contrats supplémentaires avec elle. En assistance et remorquage, nous avons réalisé 4 opérations. Vous avez ici la photo de l’Abeille Languedoc qui remorque l’Union Neptune lors d’une opération d’assistance cet été. Quant à l’activité Subsea services, nous continuons notre développement dans l’offshore éolien où le Bourbon Enterprise qui travaillait chez la société FLUOR en Angleterre est passé en Allemagne pour un contrat avec la société BARD jusqu’à la fin de l’année. Au Nigeria et au Ghana, nous avons décroché des contrats de courte durée pour nos petits MPSV. Un autre point intéressant, c’est en Angola, la reprise du contrat BP pour le Bourbon Oceanteam 101 que nous avions modifié pour améliorer les capacités de ses grues qui sont passées de 100 à 150 tonnes.

 

On a vu les points clés de l’activité, qu’en est-il de nos résultats opérationnels ? Comme le disait Laurent, ils sont en forte progression, nous avons progressé de plus de 15 % environ, en taux d’utilisation en offshore continental, en Subsea, les taux d’utilisation ont aussi continué à augmenter et passent à plus de 94 %, nos tarifs moyens journaliers d’une façon générale sont orientés à la hausse et nos taux de disponibilité pour l’activité supply/IMR sont supérieurs à 94 % et l’activité crewboat est aux alentours de 92 %. Je vous rappelle que le taux de disponibilité technique de nos navires à horizon 2015 devra être de 95 %. Concernant l’activité supply et IMR, il est déjà supérieur à 94 %, nos équipes et les premiers échanges standards se mettent en place et l’on commence à en mesurer les effets. Nous devons dorénavant, lorsque vous regardez le taux de disponibilité crewboat à 92 %, concentrer nos efforts sur cette activité en industrialisant nos méthodes de travail. Vous avez ici sur la photo, l’exemple de notre base technique au Congo où nous arrêtons les navires en série afin d’optimiser les temps d’immobilisation lors des arrêts techniques.

 

Avant de rentrer dans le détail des résultats opérationnels par segments, je souhaiterais d’abord vous expliquer ces 4 slides qui sont basés sur les mêmes principes. Vous avez un diagramme qui montre en bleu depuis le début de l’année 2010 jusqu’au 30 juin de cette année, la progression de nos taux d’utilisation, en rouge, les tarifs moyens journaliers, en bas à droite, un tableau qui montre en séquentiel nos taux d’utilisation et les tarifs moyens journaliers entre le dernier semestre de l’année dernière et le premier semestre de cette année et ensuite nos objectifs commerciaux dans ce segment.

 

Si nous regardons le segment de l’offshore profond. Il est en légère baisse de 2 %, principalement liée à de nombreux arrêts techniques et à un retard de démarrage de l’activité en Mer du Nord où le segment des AHTS est resté en surcapacité jusqu’au deuxième trimestre mais maintenant l’activité a repris fortement sur les mois de juillet et août, les taux d’utilisation en Mer du Nord ont progressé et sont maintenant supérieurs à plus de 90 %, avec des tarifs journaliers qui ont quasiment doublé. Concernant le tarif moyen journalier de notre activité dans le segment offshore, ils sont constants aux alentours de 19 000 dollars. Notre objectif commercial, toujours dans ce segment, est d’optimiser les taux d’utilisation.

 

L’offshore continental quant à lui, a vu son taux d’utilisation fortement progresser, presque 15 % de mieux, principalement lié à l’effet mécanique du Brésil, nos navires sont entrés en contrat, mais surtout lié au succès commercial de nos Liberty Vessel en Asie et en Afrique de l’Ouest. Le taux d’utilisation passe donc de 72,7 % à 87,5 % et les tarifs moyens journaliers sont aussi orientés à la hausse avec une augmentation d’environ 500 dollars en moyenne. Là encore notre objectif commercial, c’est toujours de privilégier le taux d’utilisation et les contrats court terme, en optimisant la remontée progressive des tarifs. Quant à l’activité crew boat, elle est stable avec un taux d’utilisation qui monte légèrement, 1,7 % et un tarif qui monte lui aussi de 300 dollars, principalement lié à la reprise d’activité de nos FSIV, navires rapides d’assistance qui sont nos gros crewboat, qui avaient connu un trou d’air en février et mars et qui ont repris toute leur activité. Là encore, notre objectif commercial est de nous concentrer sur le taux d’utilisation.

 

Très belle performance de l’activité Subsea sur ce semestre, le taux d’utilisation a encore progressé de près de 3 % avec des tarifs moyens journaliers qui restent stables. Ce segment a bénéficié principalement de la reprise du contrat de notre Bourbon Oceanteam 101 auprès de la société BP, notre objectif commercial reste de privilégier les services intégrés sur cette activité et de développer de nouvelles zones géographiques.

 

Lorsque l’on parle de nouvelles zones géographiques, qu’en est-il de l’état du marché et de ses perspectives ? D’une façon générale, nous voyons le bénéfice des investissements des compagnies pétrolières se refléter dans l’activité du marché, nous avons même pu sur ce semestre facturer des mobilisations des navires lorsqu’il y a deux navires qui se déplacent entre deux zones. Nous n’avions pas pu réaliser de telles opérations sur les deux dernières années. Par contre, quelques disparités géographiques avec des surcapacités de navires toujours présentes en local, en Mer du Nord pour les gros AHTS par exemple et aussi en Asie, sur les petits AHTS. Si l’on regarde l’activité du continent américain, elle reste dynamique en offshore profond principalement tirée par le Brésil, malgré des coûts d’opération très élevés. Sinon, au Mexique, PEMEX continue le renouvellement de sa flotte continentale par de nouveaux navires. En Mer du Nord, l’activité a fortement repris au mois de juillet et au mois d’août et les perspectives sont encourageantes, avec des regains de contrats long terme et de nouvelles découvertes, en particulier dans le secteur norvégien. En Méditerranée, Moyen-Orient, la reprise de l’activité se fait principalement en Méditerranée, en Égypte, elle reste stable au Moyen-Orient et en Inde, mais nous avons une forte reprise de l’activité d’appel d’offres, en particulier en Arabie Saoudite. Quant à l’Afrique et l’Asie, l’offshore profond continue à se développer, en particulier sur le segment des PSV et l’offshore continental continue sa substitution. Si l’on regarde les facteurs de croissance, en offshore profond, à court terme, l’activité progresse. Entre le deuxième trimestre 2010, nous avions 221 appareils de forage en contrat, au deuxième trimestre de cette année, nous passons à 234. Et en séquentiel sur le trimestre, entre le premier trimestre de cette année et le deuxième trimestre, plus 9 rigs en opération. À moyen terme, les investissements des compagnies pétrolières à horizon 2015 sont importants : 469 milliards en global et 40 % pour l’off-shore profond. Si l’on regarde la vision de nos clients directs que sont les foreurs et les compagnies de forage, ils ont commandé au premier semestre 2010 un appareil de forage, au deuxième semestre 2010, 7 appareils de forage, au premier semestre de cette année, 30 appareils de forage. Je vous rappelle qu’il faut environ 2 ans, 2 ans et demi pour construire un appareil de forage. De la même façon, en offshore continental, à court terme, l’activité repart fortement, nous avons eu de nombreux rigs qui ont été destackés. Entre le premier trimestre de cette année, plus 22 rigs sont entrés en contrat. À moyen terme, les investissements globaux sont importants, mais surtout, l’offshore continental sur ces investissements globaux, représente 60 %. C’est vraiment un secteur, l’offshore continental, qu’il ne faut pas négliger. Et là de la même façon, si vous regardez la vision des compagnies de forage, un appareil commandé au premier semestre en 2010, 19 appareils commandés au deuxième semestre en 2010, 31 appareils commandés en 2011. Pour eux, le marché repart fort. De la même façon, sur l’activité Subsea, la croissance est soutenue, à horizon 2015, plus 47 % de têtes de puits devront être installées, plus 45 % de poses d’infrastructures devront être installées en mer profonde. Vous avez là une photo du Bourbon Emerald où nous avons réalisé une opération de neutralisation d’un puit d’injection d’eau. C’est une première mondiale puisque ce genre d’opération est réalisée normalement à partir d’un appareil de forage. Tout l’intérêt de le réaliser à partir des navires est d’économiser et de réduire fortement les coûts pour nos clients.

 

Si l’on regarde l’offre, au niveau de l’off-shore profond, il y a 1490 navires en off-shore profond, 1169 sont en opération et 321 navires en commande. 79 navires ont été commandés sur ce semestre dont 72 % de PSV. Les commandes de BOURBON représentent 8 % de toutes les commandes mondiales et nous avons commandé sur ce semestre 20 nouveaux PSV de taille moyenne qui seront livrables à partir de 2013. L’offre en off-shore continental : il y a 1813 navires, 1647 navires sont en opération, sur ces 1647 navires, environ 700 navires ont plus de 25 ans d’âge. Un point important à souligner, c’est que si l’on regarde le taux d’utilisation de la flotte mondiale pour les navires de plus de 25 ans d’âge, le taux d’utilisation est tombé en dessous de 50 % du taux d’utilisation, à 44 %. Cela confirme l’exigence accrue de nos clients d’avoir des navires modernes à forte productivité. 166 navires sont en commande dont 22 navires commandés en S1 2011, les commandes BOURBON représentent 30 % de toutes les commandes mondiales, en ligne avec les 60 % d’investissement des compagnies pétrolières à horizon 2015 et nous avons commandé sur ce semestre 5 nouveaux Bourbon Liberty 150, la nouvelle version des Liberty 100 et 6 navires de support d’assistance aux opérations sismiques contractualisés par la société CGG VERITAS.

 

En conclusion, le marché repart et favorise en premier lieu les flottes modernes à forte productivité, les investissements annoncés par les compagnies pétrolières commencent à se refléter dans notre activité, l’off-shore profond et continental est caractérisé par une forte reprise de l’activité de forage et des commandes de nouveaux appareils. L’activité Subsea quant à elle continue à progresser en off-shore profond et le vieillissement des installations sous-marines nécessitent de plus en plus d’interventions sous-marines. Notre objectif opérationnel est de mettre en service les navires commandés et d’assurer un taux de disponibilité technique élevé de nos navires. Notre objectif commercial quant à lui est d’accompagner la croissance des taux d’affrètement du marché, tout en maintenant une utilisation forte. Comme vous l’avez vu, le marché est bien orienté à nouveau, nous sommes au rendez-vous avec notre flotte moderne à forte productivité sur tous les segments et je vous propose de regarder les perspectives élargies du groupe en laissant la parole à notre Président, Christian LEFEVRE. Merci.

 

Christian LEFEVRE

Merci Gaël. Vous pouvez constater que notre performance opérationnelle s’améliore et vous allez voir que BOURBON a une forte capacité de croissance et de génération d’Ebitda.

 

Nous assistons à un retournement du marché pour les navires modernes, après un cycle défavorable qui dure depuis 2008. Il est plus marqué pour les navires PSV, comme vous l’avez vu sur les taux d’utilisation, il est déjà sensible pour les petits AHTS et les moyens AHTS et il n’est pas encore visible sur les gros AHTS, bien que, comme Gaël vous l’expliquait, depuis le mois de juillet, les taux d’utilisation spot pour ces navires ont plus que doublé en Mer du Nord. BOURBON aborde ce nouveau virage dans une position favorable, de par sa flotte neuve et moderne, nous avons définitivement la flotte la plus moderne de l’industrie, à forte productivité pour les clients et bénéficiant de l’effet de série. Nous sommes les seuls à avoir construit de grandes séries de navires.

 

Vous allez voir sur le graph ci-après que le retournement se traduit par l’augmentation des taux d’utilisation pour les navires modernes de l’industrie et que, comme on le sait dans l’industrie en général, l’augmentation des taux d’utilisation se fait en premier et ensuite viennent les tarifs journaliers que nous attendons en hausse pour la fin de l’année 2011 et l’année 2012. Vous voyez ici que les taux d’utilisation de la flotte de l’industrie pour les navires de moins de 6 ans, est en hausse, vous voyez aussi que, à contrario, les taux d’utilisation des flottes anciennes des navires de plus de 20 ans s’effondrent, puisque l’on avoisine les 50 % et vous voyez que les clients valorisent la flotte de BOURBON et notamment l’offre navires que nous offrons à nos clients avec des navires diesel électriques, DP2 et avec des fortes capacités de boues, puisque nos taux d’utilisation montent plus que ceux de l’industrie.

 

Alors le secteur pétrolier est porteur. Les pétroliers ont revu à la hausse leurs dépenses d’investissements, pour 2011, on prévoyait 12 % de croissance des investissements exploration-production, aujourd’hui l’on voit plutôt l’année 2011 à 15 % et sur la période 2011-2015 le capex est prévu à 469 millions de dollars d’investissement. Vous voyez qu’en Afrique de l’Ouest, première région de BOURBON, cet investissement à 90 milliards de dollars, se fera principalement en off-shore profond et en off-shore ultra profond. À contrario, en Asie, l’investissement se fera plutôt en off-shore continental, mais que l’off-shore profond démarre depuis déjà plus de 12 mois et que nous avons remporté de grands succès en Asie, puisque 8 navires, dont 5 Bourbon Liberty ont rejoint l’Asie au premier semestre. Les entrepreneurs pétroliers sont les premiers à bénéficier de la reprise, pour les appareils de forage, vous voyez qu’il y a un nombre croissant d’appareils de forage contractés en contrats long terme et que le nombre d’appareils de forage en construction est de l’ordre de 140. Les carnets de commandes des sociétés de construction off-shore, ont fortement augmenté sur la période. Vous avez ici quelques exemples de données publiques.

 

En parallèle, BOURBON se mobilise pour améliorer sa performance, sur nos 4 piliers opérationnels. La sécurité des opérations, ici une petite illustration avec la remise du diplôme de champion sécurité au bateau Luiana pour ESSO ANGOLA, la qualification des équipages, ici une illustration du débriefing d’une formation simulateur en Asie, d’un groupe de commandants de navires. Augmenter la disponibilité d’un navire, c’est possible, parce que nous avons des séries de navires, que nous avons commandé les équipements et que nous pouvons réaliser une maintenance par échange standard. Et la réduction des coûts interviendra principalement grâce aux économies de carburant et vous avez ici l’illustration d’une propulsion diesel électrique et en transit, nos navires diesel électrique peuvent fonctionner avec un seul groupe électrogène alimentant les propulseurs principaux, ce qui permet une réduction de la consommation de 30 %.

 

Quelles sont les perspectives de BOURBON ? Forte capacité de croissance et de génération d’Ebitda qui proviendra d’une nouvelle progression des taux d’utilisation, notamment en marine de service, vous avez vu qu’en marine de service et principalement dans le secteur off-shore profond, nous sommes à 86,7 %, donc il y a une forte marge de progression, par une progression des tarifs d’affrètement qui est attendue pour la fin 2011 et en 2012, elle est déjà sensible sur les PSV offshore profond, par une croissance de la flotte, 115 navires en commande pour livraison avant 2014, dont 27 navires sont à livrer avant la fin 2011 et 40 navires à livrer pour l’année 2012 et par la réduction des coûts d’opération de 4 % à taux constant et hors inflation sur la période 2011-2015.

 

Regardons le plan d’investissements de BOURBON. Comme vous l’a dit Gaël, le plan BOURBON 2015 est engagé à 63 %, nous avons 87 navires au titre de ce plan en commande, qui seront livrés jusqu’à fin 2014. Mais nous pouvons compter aussi sur les 28 navires de l’ancien plan qui ont été commandés il y a quelques années et qui eux seront livrés au deuxième semestre 2011 et durant l’année 2012. Ces navires participeront, contribueront à la croissance et à l’augmentation de nos chiffres d’affaires.

 

Regardons maintenant les taux d’utilisation. Ils vont remonter avec l’amélioration du marché et l’on peut dire qu’en haut de cycle, en 2008, nous avions environ 91 % de taux d’utilisation, aujourd’hui nous sommes à 83, donc vous voyez qu’il y a une forte marge de progression. Quelle est la sensibilité de l’Ebitda sur nos taux d’utilisation ? En 2012, 2 % d’amélioration des taux d’utilisation moyens représenterait une augmentation de l’Ebitda de 20 millions d’euros. Pour les tarifs d’affrètement, ils vont aussi remonter avec l’amélioration du marché. Historiquement, on sait que les taux moyens journaliers, les contrats long terme entre les périodes de bas de cycle et de haut de cycle, sont du simple au double. De la même façon, en 2012, 10 % de l’augmentation des tarifs moyens journaliers sur 50 % de la flotte produirait une augmentation d’Ebitda de 50 millions d’euros. On considère ici que 50 % de la flotte est sous contrat, donc ne change pas de tarif sur la période 2012.

 

Pour conclure, que faut-il retenir ? Il y a un retournement positif du marché, les perspectives d’investissement des pétroliers sont en hausse, les carnets de commandes des entrepreneurs de forage et de constructions sont en hausse, de par sa flotte moderne et son réseau commercial mondial, BOURBON est en position favorable pour la reprise et les taux d’utilisation des flottes modernes augmentent, les tarifs sont bien orientés et devraient augmenter fin 2011 et en 2012 et l’on peut dire que la hausse des tarifs des PSV offshore profonds est déjà sensible. Ces quatre éléments font que BOURBON a une forte capacité de croissance et de génération d’Ebitda.

 

Grâce à ces présentations, vous avez tous les éléments pour quantifier l’amélioration du marché, je vous invite maintenant à poser vos questions et nous y répondrons avec plaisir. Merci pour votre attention.

 

Guillaume DELABIE

Bonjour, Guillaume DELABIE, SOCIÉTÉ GÉNÉRALE. Deux petites questions, si l’on reste sur la slide 50, bien entendu, ce sont des sensibilités que vous nous donnez pour 2012, ce n’est en aucun cas une forme de prévision ou de guidance BOURBON ?

 

Christian LEFEVRE

Je crois que vous avez fort bien compris, c’est une simulation. Vous avez vu que le marché s’améliore, ces taux d’utilisation et ces tarifs journaliers vont monter, savoir à quelle vitesse et avec quelle pente de courbe, c’est toujours difficile. Nous avons donné ici, en simulation, un exemple.

 

Guillaume DELABIE

Peut-être pour que l’on essaye de trouver un compromis entre nos deux approches, si je faisais une petite tentative pour avoir une idée peut-être un peu qualitative de ce que pourrait être la hausse séquentielle sur le deuxième semestre 2011, disons par exemple, des taux journaliers, est-ce qu’il faut, je ne sais pas, retenir 2 ou 3 % en moyenne par rapport au H1 de 2011, est-ce que cela vous semble raisonnable ou vaut-il mieux prendre plus 5 ou plus 6 ?

 

Christian LEFEVRE

Écoutez, je crois que l’on ne donne pas de guidance à ces niveaux-là. Les tarifs vont monter, c’est sûr, on préfère en rester là et vous donner simplement quelques simulations sur les effets des augmentations des tarifs et des taux journaliers.

 

Guillaume DELABIE

Dernier point, c’est une petite question technique, est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qu’il y a dans les 4,5 millions d’euros de minoritaires ?

 

Laurent RENARD

C’est une question technique à laquelle il n’est pas difficile de répondre. Vous savez que nous avons une politique de partenariat dans un certain nombre de pays, nous pensons que c’est important et ces minoritaires, notamment au Nigeria et en Angola, bénéficient des distributions de résultats comme tout le monde.

 

Jean-François RANGEON

Jean-François RANGEON, ODDO SECURITIES, je voudrais revenir sur l’aspect devises, j’ai trouvé la sensibilité particulièrement importante au premier semestre, est-ce que vous pouvez nous rappeler votre politique de couverture ? Je croyais que vous aviez une politique de edge, j’avais en tête 1,25 pour 2011, j’ai du mal à comprendre le très fort impact devises sur ce début d’année et sur l’ensemble de l’année, pouvez-vous nous rappeler votre politique de couverture ? Merci.

 

Laurent RENARD

Je vais le faire avec plaisir. Permettez-moi d’abord de vous dire que la politique de couverture n’impacte pas, je répète n’impacte pas le résultat financier. Les éléments que l’on vous a donnés et les 30 millions dont vous parlez, on parle là du résultat financier. Que se passe-t-il techniquement ? Permettez-moi de vous faire un tout petit rappel technique. Nous avons une facturation qui vient toucher l’Ebitda. Si nous avons, et en matière de politique de couverture j’y reviendrai, si nous avons mis en place des ventes à terme de dollars, ces ventes à terme s’imputent en Ebitda sur la facturation. Donc, au moment de l’encaissement et vous avez bien compris, dans le résultat financier, on a un aspect mark to market des encaissements à venir et on a un impact sur le flux des encaissements du semestre, la couverture n’intervient pas. Ceci étant, quelle est notre politique de couverture ? Effectivement sur 2011, nous avions mis un certain nombre de ventes à terme et encore une fois nous n’utilisons que des ventes à terme, nous avons mis en place des couvertures de ventes à terme qui sont venues impacter l’Ebitda et uniquement l’Ebitda. Le taux moyen auquel ces couvertures ont été faites, est de 1,29.

 

Geoffroy STERN

Bonjour, Geoffroy STERN, CHEVREUX. J’ai une question sur votre dette. Je sais que ce n’est pas forcément un sujet d’anxiété pour vous et, preuve en est, vous avez commandé une trentaine de navires au premier semestre 2011, mais malgré tout, est-ce que vous pourriez nous rappeler les prochaines échéances de remboursement, quelle serait votre politique de refinancement et lorsque l’on regarde sur votre ligne de crédit d’un peu plus de 300 millions d’euros ou si l’on fait des projections à la fin de l’année, à priori les covenants ne sont pas tenus, quelle est votre stratégie par rapport à cela ? Merci.

 

Laurent RENARD

Cela fait beaucoup de questions. Si j’en oublie dans la réponse, vous voudrez bien me le dire. La dette effectivement atteint 1 milliard 900 millions, je crois qu’il faut remettre les choses en proportion déjà. Cette dette finance, à hauteur de 1 milliard 100, une flotte en opération. La flotte en opération est dans nos livres, valorisée à 2 milliards 300 millions. Nous avons, par rapport à une valorisation de courtiers indépendants, une plus-value latente sur cette flotte de l’ordre de 900 millions d’euros, qui est supérieure à la plus-value latente que l’on vous avait annoncée au 31 décembre 2010, c’est logique, la reprise est là, nos bateaux valent de plus en plus et en plus il y a de plus en plus de bateaux, donc la plus-value augmente. Je crois que cela est important à dire. Cela veut dire aussi qu’il y a, au bas mot, 800 millions d’actifs en opération, qui aujourd’hui ne sont pas hypothéqués. Maintenant, la maturité moyenne de la dette, puisque je crois que c’était cela votre deuxième question, la maturité moyenne de la dette est de 6 ans aujourd’hui. Effectivement nous avons des tombées régulières d’emprunts et nous y faisons face sans difficulté jusqu’ici. Quelle est notre politique face à ces renouvellements ? Je vous l’avais dit déjà en décembre et c’est toujours le cas, comme Christian vous l’a expliqué, vous avez vu, on a un programme d’investissements important, on va passer de 450 bateaux à 600 bateaux vous le savez, et même si l’on a un profil de paiement auprès des chantiers, qui est de 25-75%, contrairement à 75-25%, il n’en reste pas moins que nous sommes toujours en phase de capex important. Donc, l’endettement net va continuer à augmenter encore dans les mois qui viennent, on vous l’avait dit. On a donc à la fois, un surcroît de besoin de financements et les tombées du renouvellement. Au jour d’aujourd’hui, comme cela se passe ? Cela se passe très bien, merci beaucoup, je répète, on a des banques qui nous suivent depuis longtemps, qui nous font confiance, qui continuent à nous faire confiance. Et vous savez que le noyau dur, ce sont les banques françaises, ce ne sont pas celles qui sont en plus mauvaise santé dans le monde, donc ça va. Ceci étant et vous le savez, on vous l’a déjà dit et je le répète, le monde change, on en est conscient et nous avons entrepris une diversification de nos sources bancaires. Nous avons commencé, on vous l’a dit, à Shanghai, avec un emprunt de 400 millions de dollars, qui n’est pas encore en place, puisque nous commencerons à tirer sur cet emprunt au moment des premières livraisons du plan BOURBON 2015. On a ces 400 millions qui ne sont toujours pas tirés. Et puis nous avons, et c’était déjà le cas au moment du troisième club deal que nous avons fait en mars 2009 dans des conditions de marché qui étaient particulières, mais le particulier a l’air de devenir le normal aujourd’hui, nous avions élargi déjà notre pool bancaire avec, entre autres, HSBC, avec BARCLAYS. Nous continuons, nous travaillons entre autres avec STANDARD CHANTERD en Asie où nous avons des projets d’investissement pour des bateaux qui vont travailler en Malaisie, en Indonésie et ainsi de suite et voilà en gros. Nous n’avons pas brisé nos covenants au 30 juin et nous ferons tout ce qu’il faut pour éviter cela à l’avenir.

 

Bertrand AUDÉ

Bonjour, Bertrand AUDÉ, KEPPLER. J’ai une question supplémentaire sur les couvertures dollar. Lorsque vous dites qu’il y avait des couvertures qui ont positivement impacté l’Ebitda au H1 2011, est-ce que vous pouvez nous les quantifier et nous détailler où cela apparaît, si cela apparaît dans la zone « others » ou est-ce que c’est répercuté sous les différentes sous- divisions ?

 

Laurent RENARD

Non non, ce n’est pas dans la ligne « others », je crois que je vous ai déjà dit beaucoup de choses sur la couverture, sur notre politique et sur les taux auxquels cela s’est passé. Cela se passe bien dans l’Ebitda et c’est impacté à chacune des lignes de chacun des segments dans l’Ebitda.

 

Bertrand AUDÉ

Mais vous ne souhaitez pas donner le chiffre ?

 

Laurent RENARD

Non.

 

Julien LAURENT

Bonjour, Julien LAURENT, NATIXIS. Je crois que vous aviez prévu de publier la réduction de coût attendu pour le plan Horizon 2015 sur une base semestrielle ? Non ? (rires) OK, peut-on avoir une idée de cette tendance, cet objectif de 4 % est réalisé au premier semestre ?

 

Christian LEFEVRE

Nous publierons un point sur les coûts et la variation des coûts, comme nous l’avions dit, à Shanghai, annuellement, donc au mois de mars. La tendance est favorable, mais nous ne publierons cela uniquement de façon annuelle.

 

Julien LAURENT

D’accord. Une autre question sur l’engagement de capex. À ce stade, 63 % du budget est engagé, lorsque je regarde les résultats par divisions, est-ce qu’il y a assez de flexibilité dans votre plan pour finalement réallouer le reste du budget sur le Subsea qui a une rentabilité nettement supérieure par rapport à la division support ?

 

Christian LEFEVRE

Oui, il y a une flexibilité, on a commandé des navires en série, comme vous l’avez vu, des PSV offshore profond, qui ont des taux d’utilisation élevés et dont l’avenir est certain, puisque la majorité des appareils de forage en offshore profond commandés, sont des appareils de forage à positionnement dynamique et pour les servir, il faut des navires PSV. Nous avons aussi commandé une série de navires pour l’offshore continental, AHTS et PSV, parce que nous croyons à la substitution et le succès des Bourbon Liberty actuels le montre. Nous avons encore 10 navires Subsea à livrer prochainement, le premier est en cours de livraison, de l’ancien plan, mais bien sûr nous avons gardé un peu de flexibilité et nous n’écartons pas du tout de recommander quelques navires Subsea, si besoin, peut-être d’une autre gamme, c’est à voir.

 

INCONNU

Bonjour, une question justement sur l’impact justement de vos commandes en série sur les coûts. Je comprends que pour l’instant vous n’avez pas encore pleinement cet impact, notamment pour les navires offshore continental, quel serait pour vous un niveau de marge Ebitda normalisé dans l’offshore continental ?

 

Christian LEFEVRE

Vous savez que notre Ebitda cible en 2015 sur notre plan, notre marge Ebitda sur chiffre d’affaires en offshore, est de 45 %. Naturellement, les activités, les segments les plus capitalistiques, sont ceux qui ont la plus grosse marge, donc les navires Subsea et les navires offshore profond, les navires offshore continental un peu moins capitalistiques, ont un peu moins de marge. Nous envisageons d’avoir des marges en dessous des 45 %, mais probablement entre 35 et 40 %.

 

Geoffroy STERN

Geoffroy STERN à nouveau. Juste une question sur les Dayrates, parce que ce que l’on voit tout de même, c’est une amélioration dans les Dayrates réalisés par BOURBON S1 2011, versus S2 2010, est-ce que l’on peut s’attendre à ce même type de progression au second semestre par rapport au premier et vous parlez d’augmentation des Dayrates probablement plus substantiels que ce que l’on a vu jusqu’à présent, pour l’année prochaine, on peut s’attendre à priori à une vraie marche d’amélioration par rapport à ce que, pour l’instant, on a déjà tout de même constaté favorablement ?

 

Christian LEFEVRE

C’est ce que nous attendons, puisque que vous savez que dans notre industrie, les taux d’utilisation montent en premier lorsque le marché s’améliore et l’on dit que lorsque les taux d’utilisation de l’industrie, alors cela dépend des segments et de l’âge des flottes, arrivent à 80 % ou 85 %, les taux d’affrètement montent assez rapidement. Tout cela est à pondérer puisque le marché est tout de même plus régional et lorsque les marchés montent, il y a moins de déplacements de bateaux entre régions, puisque déplacements de bateaux veut dire coûts importants qui sont payés par l’armateur lorsque le marché est mauvais et ensuite par le client lorsque le marché est bon. Tout cela se stabilise lorsque le marché monte et les bateaux bougent un peu moins. On ne peut pas vous dire quelle sera la progression au deuxième semestre 2012 mais il est certain que, et on l’observe déjà sur les deux premiers mois du semestre, les prix montent.

 

Geoffroy STERN

Sur la Mer du Nord, vous mentionnez un doublement des Dayrates en juillet et août, sur les 9 navires que vous avez en Mer du Nord, est-ce que vous êtes 100 % exposés au marché spot ou absolument pas ? Dans quelle mesure allez-vous en bénéficier à court terme ?

 

Christian LEFEVRE

Deux navires sont au marché spot en Mer du Nord, spot ou marché moyen terme, deux ou trois mois.

 

Geoffroy STERN

Juste une dernière question, si je peux me permettre de rebondir sur la question des taux de couverture. Vous avez bénéficié au premier semestre d’un taux de change à 1,29 réalisé au niveau de l’Ebitda, aujourd’hui, quel est votre taux de couverture sur ce que vous avez déjà en carnet de commandes ?

 

Laurent RENARD

On a, sur le deuxième semestre, un taux un tout petit peu moins bon que le 1,29 dont je parlais.

 

Christian LEFEVRE

La couverture ne couvre pas l’intégralité du chiffre d’affaires.

 

Laurent RENARD

Non, bien sûr.

 

Christian LEFEVRE

Une petite partie du chiffre d’affaires.

 

INCONNU

Je recommence sur le forex. On était avec une clôture à 1,45 au mois de juin, si l’on est à 1,45 au 31 décembre 2011, aucun impact sur le forex, c’est ça ?

 

Laurent RENARD

C’est un tout petit peu plus compliqué que cela. Il y a deux éléments, il y a un élément flux et un élément mark to market des postes bilan au 31 décembre et annulation des mark to market au 30 juin. Sur le deuxième aspect, le mark to market, effectivement, si vous avez le même taux fin juin et fin décembre, il n’y aura pas d’impact. Sur les flux, si vous avez 1,45 le 30 juin et 1,20 pendant tout le semestre sauf le 31 décembre, il y aura un impact favorable extrêmement important, sur les encaissements de la période et réciproquement si c’est dans l’autre sens.

 

Christian LEFEVRE

D’autres questions ? Une dernière question ?

 

INCONNU

Pour revenir sur la contribution de l’activité crew boat, de forte progression du chiffre d’affaires semestriel mais stabilisation de l’Ebitda en valeur absolue, donc c’est un peu décevant. Vous l’avez justifié par des coûts additionnels, qu’est-ce que l’on peut attendre sur ces évolutions-là au cours des prochains semestres, des prochains mois ? Et dernier point, est-ce que vous pouvez faire le point sur le taux des niveaux de contractualisation aujourd’hui et sur quelle durée ? Merci.

 

Christian LEFEVRE

Pour les crew boats, je vais répondre sur les crew boat. Nous avons eu, je dirais, une stagnation de l’Ebitda, le chiffre d’affaires augmentait avec le nombre de bateaux, les prix sont assez stables, mais plutôt bien orientés maintenant et on a eu des coûts plus importants que prévus. On pense que tout cela va se stabiliser dans les prochains semestres, peut-être pas totalement dès le deuxième semestre, mais on espère retrouver une meilleure marge opérationnelle sur ce segment dans le futur.

 

Laurent RENARD

Quant aux taux de contractualisation, ils sont indiqués en annexe, page 56, par segment. Sur l’activité crew boat, il est de 68,1 %.

 

Christian LEFEVRE

Une autre question ? Non ? Je vous remercie pour votre présence et vous donne rendez-vous pour la publication du chiffre d’affaires du troisième trimestre 2011, le 10 novembre 2011, le chiffre d’affaires du quatrième trimestre qui sera publié le 8 février 2012 et la présentation des résultats pour l’année 2011, le 7 mars 2012.

 

Merci et à bientôt.