21 Juin 2018

Second mécanicien, Sven Buelens navigue depuis un peu plus de 10 ans chez BOURBON. En septembre 2017, il s’est vu proposer une mission d’un an à terre au sein de l’organisation chargée d’étudier et de définir la stratégie de maintenance des navires pour la compagnie.

Sven Buelens, 30 ans, est né de parents marins. « Ma mère était officier radio et mon père chef mécanicien, j’ai suivi l’exemple en quelque sorte même si le métier a beaucoup changé depuis » raconte-t-il.

Dans les pas de son père, Sven devient officier mécanicien. Il entre chez BOURBON comme élève officier en 2007 dès la fin de son cursus monovalent machine à l’Ecole Nationale Supérieure Maritime de Nantes (France).
Au fil des missions, il évolue sur différents types de navire au sein de la compagnie, du remorqueur de terminaux offshore aux MPSV en passant par les AHTS et PSV. « Le rôle d’officier mécanicien, c’est d’abord de faire en sorte que le navire fonctionne correctement », explique Sven. Il s’agit de traduire à bord, sur le navire, un plan de maintenance défini à terre. « Quant à l’expertise du chef mécanicien aujourd’hui, elle joue plus un rôle là où le préventif échoue, c’est-à-dire quand ça casse » explique-il.

 


Quant à l’expertise du chef mécanicien aujourd’hui, elle joue plus un rôle là où le préventif échoue, c’est-à-dire quand ça casse

 

Toute la difficulté du métier de marin est de réconcilier ce que la théorie émanant de la terre exige avec les besoins pratique du navire. « La pression est plus forte aujourd’hui du fait d’une communication permanente avec la terre », souligne-t-il.

Ce qu’il aime le plus dans ce métier qu’il exerce comme une vocation ? « La satisfaction du travail de terrain et d’avoir contribué à quelque chose de tangible. Le marin n’est vraiment satisfait que quand ça tourne », affirme-t-il.

PARTAGE D’EXPÉRIENCE 

En septembre 2017, Sven Buelens se voit proposer une mission de mécanicien référent à terre pendant un an. Son rôle : assister les équipes du département life cycle, chargées des études sur la maintenance des navires. 

Marin dans l’âme, Sven n’hésite pas une seconde : « Pour moi, c’est l’occasion d’apporter un regard de marin sur les processus liés à la maintenance des navires aux personnes qui les mettent en place ». Parmi ses axes de travail : améliorer certains outils de reporting comme les rapports d’inspections techniques des navires et digitaliser le journal machine afin de rendre les informations qu’il contient accessibles aux ingénieurs à terre.

Afin de remplacer un formulaire générique de rapport technique qui diffère selon les filiales, Sven crée de nouveaux formulaires spécifiques à chaque design de navires et communs à toutes les entités de la compagnie. Il contribue aussi à digitaliser le journal machine en l’intégrant au logiciel de maintenance. « Pour rationaliser les processus, il faut une meilleure communication entre l’équipage à bord et les équipes à terre », explique-t-il. « Je m’assure que les documents-clés soient plus précis et mieux partagés, afin que les chargés d’études puissent définir une stratégie de maintenance la plus pertinente possible. »

De son côté, Sven acquiert une vision globale de la gestion de la maintenance depuis la terre, ainsi qu’une meilleure appréhension du logiciel de maintenance, à la fois en tant qu’utilisateur à bord et en tant qu’administrateur à terre.

LES STÉRÉOTYPES PAR-DESSUS BORD 

Sven a également réussi à désacraliser en partie le mythe du marin… et surtout à mettre ses propres préjugés de côté : « J’ai été agréablement surpris de voir à quel point mes collègues sont curieux et ouverts d’esprit. Ils ont été à l’écoute et réceptifs aux changements proposés. Je me suis aussi rendu compte que leur métier comportait aussi des défis, bien qu’il soit différent.

À quelques mois de la fin de sa mission à terre, Sven assure qu’il portera désormais un autre regard sur son propre métier : « En retournant à bord, je serai particulièrement attentif à la précision et à la qualité des rapports rédigés, car aujourd'hui je sais qu'ils contribuent directement à la qualité du travail à terre », conclut-il.