24 Janvier 2018

Superintendant ROV chez BOURBON, Kristijan Loparnik nous parle de son métier et revient sur l’importance des robots lors des opérations sous-marines.

Lorsqu’il rejoint BOURBON en 2007, Kristijan Loparnik, de nationalité slovène, a déjà derrière lui une longue histoire d’amour avec la mer. « Je pratique la plongée sous-marine depuis l’âge de 16 ans. J’ai même été plongeur professionnel pendant plusieurs années avant d’opérer sur des ROV », raconte-t-il. Une passion qu’il vit en parallèle d’études en informatique. Son diplôme en poche, il travaille dans l’électronique, en tant que guide dans un club de plongée puis plonge dans le cadre de projets onshore et d’inspections de plates-formes. Les ROV (Remotely Operated Vehicle) sont le prolongement naturel de son parcours, lui permettant de combiner ses deux passions : la mer et l’électronique. 

 

SUPERVISION ET INSTALLATION SOUS-MARINES

Après avoir exercé les fonctions de pilote de ROV, Kristijan, aujourd’hui en Indonésie, devient superintendant en 2010. À la tête d’une équipe de superviseurs et d’opérateurs, il gère l’ensemble des opérations ROV à bord de navires Bourbon Subsea, depuis l’évaluation des risques jusqu’à la planification des tâches et la maintenance des équipements. 

Assistance à la plongée, inspections visuelles, opérations d’installation, travaux de construction, de stimulation… Les ROV remplissent une large gamme de services sous-marins de pointe. « Ils sont capables, par exemple, de tourner la vanne hydraulique d’une tête de puits à l’aide d’une clé dynamométrique, le tout à grande profondeur ». Une manœuvre délicate, pour prévenir tout risque de fuite, mais essentielle. 

La flotte BOURBON comprend à la fois des ROV électriques de petite taille, du type Falcon et Cougar, et des « work class » ROV de types HD et UHD, capables de porter des charges de 3 t et d’opérer jusqu’à 4 000 m. « Mon équipe et moi avons été formés pour apprendre à manipuler ces robots qui sont de véritables concentrés de très haute technologie », ajoute-t-il. Les autres qualités requises pour opérer des ROV ? « Hormis des compétences en mécanique ou en électronique, il faut être capable de se projeter en 3 dimensions sur les écrans et indicateurs. »

 

LA SÉCURITÉ AVANT TOUTE CHOSE

Le métier a beau être technique, la chose qui obsède le plus Kristijan reste la sécurité de son équipe. « Une partie du travail est réalisée à bord, sur le pont. Une zone vulnérable par mauvais temps. L’autre risque est lié à la maintenance sous haute tension électrique (entre 3 et 4 000 volts) », précise le superintendant. Des procédures strictes encadrent chaque type d’intervention. Par exemple, toute maintenance sur le ROV implique la mise en place systématique de la procédure LOTO (Lockout-Tagout). « Cette dernière permet de s’assurer que le système est correctement isolé, sans possibilité de redémarrage avant la fin de l’intervention ». Les équipements de protection individuelle sont un autre impératif. 

 


Hormis des compétences en mécanique ou en électronique, un superintendant ROV doit être capable de se projeter en 3 dimensions sur les écrans et indicateurs

 

 

ET DEMAIN ?

Pour l’heure, Kristijan se dit épanoui dans sa fonction : « C’est un domaine où je me très sens à l’aise. J’aime savoir que je peux apporter une valeur ajoutée au métier, des réponses aux clients. Pour moi, c’est le meilleur moyen de garantir leur satisfaction. » Kristijan Loparnik, ou la passion comme moteur. 

 

 

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