15 Novembre 2016

Le Vissolela, un navire MPSV de la flotte BOURBON a dépassé cet été la 100ème opération de raccordement sous-marin. Une performance sur laquelle reviennent Lukas Kaziak, Offshore Manager, et Guillaume Goutel Commandant du Vissolela.

Le jumper sur le block 15 est une conduite de 20 à 30 m de long et 10 à 15 m de haut d’un poids de 15 à 23 t qui permet le raccordement de la tête de puits au collecteur. Les hydrocarbures sont envoyés du collecteur à la plate-forme de surface par des pipelines. Il s’agit du dernier maillon permettant la production, une fois le forage terminé. C’est une opération sur le chemin critique pour générer les revenus de nos clients.
" Depuis Juillet 2004, c’est une moyenne d’un raccordement réussi sans aucune reprise ni défaut tous les 40 jours, une performance ! ", souligne Lukas Kaziak.

" Lorsqu’un client comme Esso nous confie plus de 100 opérations, il nous prouve la totale confiance qu’il a en nos équipes et en la qualité de notre travail. "
Guillaume GoutelCommandant du Vissolela

Plusieurs jours de travail ininterrompu

L’essentiel réside dans la préparation et l’anticipation par 1 500 m de fond, et un travail d’équipe sous la supervision du client. Les plans de levage et saisissage sont préparés par les équipes de BOURBON à terre. Le navire charge le jumper à Luanda suivant ces plans puis, après les tests de levage, fait route pour le site. Une première phase de préparation se déroule sur 24 à 36 heures, pour déployer l’équipement et préparer la tête de puits et le collecteur.
Puis vient le déploiement du jumper lui-même, qui dure 12 à 24 heures, levage, descente, positionnement au-dessus des structures sous-marines et descentes finales en compensation de houle. L’opération se termine par le verrouillage des 2 extrémités et tests d’étanchéités. Les lignes de contrôles électriques et hydrauliques des têtes de puits sont ensuite raccordées. Après les tests d’étanchéité et communication, la plate-forme prend la main sur l’installation, qu’elle contrôle à distance. Il faut alors récupérer tous les équipements déployés. Et dès le lendemain, le puits entre en production !
Ces différentes étapes s’enchaînent sans interruption. Les équipes se relaient pour que chacun puisse se reposer après 12 heures de travail. Seuls le commandant et l’officier de sécurité ne sont pas " en poste " : lors d’une opération sensible, ils attendent donc les phases présentant le moins de risques pour prendre un peu de repos !

La sécurité, première préoccupation

Ces opérations ne peuvent être réalisées que si la météo le permet. C’est donc le commandant, responsable de la sécurité des personnes, du navire et des équipements, qui aura le dernier mot et pourra décider du report d’une opération s’il la juge risquée en raison du mauvais temps. L’Offshore Manager et le commandant travaillent en tandem.
" Bien que répétée, cela reste une opération délicate. D’abord, parce qu’elle est complexe, qu’elle sollicite le navire à tous les niveaux ainsi que toutes les équipes : le pont, la passerelle, le ROV… L’opération implique d’enchaîner des procédures nombreuses et variées et concerne des équipements coûteux. Même après 100 réalisations, nous devons rester vigilants et attentifs " insiste Lukas Kaziak, dont le rôle, en tant que offshore manager, est justement de veiller à la préparation de l’opération et au respect des procédures strictement définies, et au bon déroulement de chaque phase de l’opération en demandant différentes vérifications.

Comme toujours en mer, l’opération est aussi un travail d’équipe, dont le succès dépend de la collaboration et de la coordination de tous. " Lorsque je prends ma pause, et que mon collègue prend le relais, je sais que je peux dormir sur mes deux oreilles : j’ai totalement confiance en son travail, son jugement et son professionnalisme. Cette confiance est essentielle ".

" À bord, toute opération est un travail d’équipe, qui exige une parfaite collaboration. Nous devons tous pouvoir compter les uns sur les autres, sans aucune réserve. "
Lukas KaziakOffshore Manager

 

Les coulisses de Bourbon