03 Décembre 2015

Au sein de la flotte BOURBON, l’Ailette effectue des missions de dépollution et de surveillance du littoral. Son commandant raconte.

Basé en Méditerranée, à Toulon, l’Ailette est un navire AHTS (Anchor Handling Tug Supply) qui a été progressivement converti en Bâtiment de Soutien, d’Assistance et de Dépollution (BSAD). Sa mission ? Elle est plurielle. "La récupération d’hydrocarbures – oil recovery – reste notre mission prioritaire. Mais nous pouvons aussi servir de support d'entrainement à l’hélitreuillage, faire du remorquage, réaliser des travaux portuaires… C’est ça, l’intérêt d’un navire AHTS : il nous permet de faire du multiservices ! ", explique E. Giroud, commandant de l’Ailette.

 

À bord du navire, un équipage de 7 personnes comprenant, en plus du commandant, un second capitaine, un chef mécanicien, un second mécanicien, un maître d'équipage, un matelot et un cuisinier matelot. " Travailler à l'unisson : c’est ce qui nous permet de relever les défis de notre métier. Motivation, précision, faculté d’adaptation et savoir-faire sont quelques-unes des qualités dont nous devons tous faire preuve au quotidien pour pallier les événements imprévus et nous rendre disponibles en permanence. " Car l’Ailette se tient prêt à répondre aux alertes émises par la Préfecture maritime de la Méditerranée et ce, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

" Travailler à l'unisson : c’est ce qui nous permet de relever les défis de notre métier."

COMMANDANT E. GIROUD

BOURBON OFFSHORE SURF

PARÉS A TOUTES LES INTERVENTIONS

Pour mener à mener ses missions, l’Ailette s’appuie sur des outils de pointe, comme "le système de pompage TRANSREC 250 pour la récupération des polluants sur le plan d'eau ", explique commandant E. Giroud. 

À chaque opération sa technologie dédiée. " Le ‘sweeping arm’ est utilisé pour la récupération de grandes quantités d’hydrocarbures de forte viscosité. Le chalut Thomsea est destiné à la récupération d'hydrocarbures lourds, d'agglomérats ou d'algues. Quant au barrage hauturier, nous l’utilisons en haute mer pour le confinement rapide d'une nappe d'hydrocarbures ".

L’Ailette possède par ailleurs un système d’épandage de produits dispersants, formés de 2 bras escamotables de 8 mètres de long chacun. Le navire peut stocker jusqu’à 500 m3 de polluants.

DES SOUVENIRS MARQUANTS

Le plus intéressant dans ces missions ? " Le challenge et la variété. Il n’y a rien de répétitif dans ce que nous faisons : les conditions ne sont jamais les mêmes ", affirme le commandant de l’Ailette. Elle raconte 2 événements très différents qui l’ont marquée ainsi que son équipe : " En juillet 2013  nous sommes allés chercher une baleine de 30 m en putréfaction, morte de vieillesse au large de la Corse. Cette baleine représentait un danger pour la navigation, mais aussi une pollution terrible pour les plages du littoral. Nous nous souviendrons tous à jamais de l’odeur nauséabonde de ce bel animal. " Plus gratifiant : " En 2014, nous avons fait un exercice de remorquage du porte-avions Charles de Gaulle. Crocher le fleuron de la flottille française… c’était tout simplement grandiose ", conclut le commandant E. Giroud.

Les coulisses de Bourbon