27 Octobre 2015

Un navire est un lieu particulier, sur lequel se côtoient pendant des semaines entières des marins de diverses nationalités et cultures, aux métiers et parcours différents, portés par une même passion : la mer. Commandant, matelots, chef mécanicien, maitre d’équipage… forment ainsi une petite communauté au sein de laquelle se tissent des liens forts de respect et de solidarité. Des marins qui ont accepté de partager avec nous un de leurs événements marquant vécu à bord.

J’ai toujours en mémoire mon premier embarquement en tant que second mécanicien chez BOURBON, en 2006. Pour moi, qui venais du monde de la pêche, en mer du Nord, le changement était assez radical ! Nouvelle zone d’opération,  le Congo, nouveau type de navires, le MPSV Athena, nouveaux équipements mais aussi nouvelles procédures. Je me souviens par exemple avoir été surpris par l’importance donnée à la sécurité,  car on en parlait peu à cette époque sur les navires de pêche. Le premier jour, l’Achille, un autre navire BOURBON, m’a emmené sur la base Alicia, au Congo, où se trouvait l’Athena. J’y ai reçu un excellent accueil de l’équipage. Je n’ai fait qu’un embarquement sur ce navire mais il m’a marqué car je découvrais l’univers de l’offshore.
Philippe Perron, chef Mécanicien du Bourbon Hélios.

 

A bord de notre navire, nous sommes très proches les uns des autres, comme une vraie famille. Il y a des indiens, des ukrainiens et des philippins, mais une fois embarqués, nous ne formons qu’une seule et unique entité. Récemment, un membre de l’équipage, un graisseur, a appris la naissance de son enfant, un garçon. Un événement que nous avons fêté comme il se doit… Cette naissance nous a particulièrement émus, nous n’avons pu contenir notre joie ! J’avais un peu l’impression d’être le grand-père de cet enfant et mes collègues les oncles… Nous avons aidé le papa à trouver un prénom ! Ce genre d’événement a toujours une résonance particulière car il nous a fait penser à notre propre famille. Il montre aussi combien nos liens à bord sont forts, malgré nos différences.
Shishir Pande, commandant du Bourbon Liberty 238.

" Lorsque je retourne au Congo, je retrouve les pilotes  formés dans le passé et ils ont toujours cet élan de fraternité envers moi."
Daniel Bastardpilote référent Surfers

 

Je forme depuis plusieurs années des pilotes de Surfers, en Afrique de l’Ouest, essentiellement au Congo et en Angola. Ce sont pour la plupart d’anciens matelots qui ont passé leur brevet maritime mais qui n’avaient pas, au départ, une réelle culture maritime. Je suis toujours frappé par l’émotion ressentie par ces pilotes lorsqu’ils achèvent leur période de formation. Il faut savoir que celle-ci est assez intensive et peut durer plusieurs mois. Lorsque ces marins deviennent enfin pilotes, ils expriment leur émotion de façon très forte. Ils sont en larmes, ils me serrent dans leurs bras et me remercient de leur avoir permis de devenir pilotes. Ce sont des moments très particuliers. Nous restons ensuite en contact, le lien n’est jamais rompu. En tant que référent, je suis totalement disponible pour leur porter assistance. Mais bien souvent, ils m’appellent pour prendre de mes nouvelles, sans autre motif. Je forme aujourd’hui des pilotes angolais sur Surfer 1800, mais lorsque je retourne au Congo, je retrouve les pilotes  formés dans le passé et ils ont toujours cet élan de fraternité envers moi. Ça fait très plaisir, ce sont des moments que l’on n’oublie pas...
Daniel Bastard, pilote référent Surfers.

 

Je suis matelot chez BOURBON depuis plus de 4 ans. Originaire de Cabinda, l’envie de naviguer m’est venue  en voyant plusieurs films sur ce thème. Lorsque l’opportunité d’embarquer sur les navires du groupe s’est présentée, je n’ai pas hésité un seul instant. J’avais soif de découvrir un nouveau métier, un nouvel environnement. De changer de vie.  Aujourd’hui, je ne peux citer un souvenir en particulier mais plutôt un ensemble de choses. Comme le déroulement des opérations, que ce soit le transfert de produits ou le chargement-déchargement de colis. Chaque mission a ses spécificités mais j’aime ce travail d’équipe sur le pont, avec mes collègues matelots et le deck leader. Le poste de matelot est très complet. Nous sommes très impliqués dans les procédures de sécurité, nous effectuons aussi des opérations de maintenance, nous sommes en lien avec l’ensemble de l’équipage, etc. C’est sa diversité qui fait la richesse de ce métier.

Celestino Barros, matelot à bord du Bourbon N’Duva.

 

Les coulisses de Bourbon